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Wednesday, February 16, 2011

Changements au Moyen-Orient : quel danger pour le pétrole… et tout le reste ?

Changements au Moyen-Orient : quel danger pour le pétrole… et tout le reste ?

See the English version further down the page: Change in the Middle East: what danger for oil ... and everything else?


La situation actuelle au Moyen Orient est en général analysée à la fois par les medias comme la conséquence sociale et politique d’une situation de crise sociale et politique.

C’est incontestable

Cependant les gouvernements, dont ceux d’Israël et des pays arables jusqu’ici modérés, mais aussi les gouvernements occidentaux et asiatiques raisonnent tout autant en géostratégie et stratégie tout court

Les marchés raisonnent en niveaux de prix des matières premières, les commodities.

Ceci dit, comme le disait feu Lénine en son temps, les faits sont têtus. Voici le classement 2011 des réserves mondiales de pétrole. On y voit :


# 1  
262,700,000,000 barrels 

# 2  
178,900,000,000 barrels 

# 3  
133,300,000,000 barrels 

# 4  
112,500,000,000 barrels 

# 5  
97,800,000,000 barrels 

# 6  
96,500,000,000 barrels 

# 7  
75,590,000,000 barrels 

# 8  
69,000,000,000 barrels 

# 9  
40,000,000,000 barrels 

# 10  
36,000,000,000 barrels




On comprend que le 1er pays, le 3ème, le 5ème, le 6ème,  et le 9ème, pays détenteurs des plus grands réserves de pétrole au monde sont simultanément sous une intense double pression de la rue et de leurs voisins dont les populations se sont révoltées

Le 4ème, est en guerre.

Le 10ème, ne va pas mieux que les autres, même si c’est pour des raisons différentes

Pour couronner le tout, le Canal de Suez du Français Ferdinand de Lesseps, jadis nationalisé par Nasser est non seulement la nouvelle frontière longtemps contestée entre l’Egypte et Israël, il est aussi le point de passage de plus de 5% du trafic pétrolier mondial, beaucoup plus si on y ajoute les pipelines voisins.

Comme le disait le poète, tous ne mourraient pas mais tout étaient atteints. Si on transpose l’image rassurante : même les pays extérieurs au Moyen-Orient et leurs populations sont concernés à de nombreux titres par ce qui s’y passe et notamment au Canal de Suez    

Si les 7 pays détenteurs de l’or noir sont en révolution, pré-révolution ou guerre, il y a des quoi avoir un peu peur

Les medias en parlent modérément, les marchés sont raisonnable, Washington, Pékin, Tokyo Moscou et les principales capitales européens restent réservés dans leur communication extérieure

Certes, mais on ne pout s’empêcher de poser la question naïve :

What’s next ?

Olivier Chazoule




Change in the Middle East: what danger for oil ... and everything else?



The current situation in the Middle East in general is analyzed both by the media as the consequence of a social and political crisis and social policy.

It is indisputable

But governments, including Israel and the moderate countries arable far, but also Western and Asian governments argue just as in geo-strategy and strategy for short

The markets think in price levels of raw materials, commodities.

That said, as the late Lenin's time, the facts are stubborn.
Following are the 2011 world oil reserves. It shows:

# 1 Saudi Arabia:
262,700,000,000 barrels
# 2 Canada:
178,900,000,000 barrels
Iran # 3:
133,300,000,000 barrels
Iraq # 4:
112,500,000,000 barrels
# 5 United Arab Emirates:
97,800,000,000 barrels
Kuwait # 6:
96,500,000,000 barrels
Venezuela # 7:
75,590,000,000 barrels
# 8 Russia:
69,000,000,000 barrels
Libya # 9:
40,000,000,000 barrels
# 10 Nigeria:
36,000,000,000 barrels


We understand that the country first, 3rd, 5th, 6th, and 9th, countries possessing the largest oil reserves in the world are simultaneously under intense pressure from the street twice and neighbors whose people revolted
The fourth is at war.

The 10th, do not get better than the others, albeit for different reasons

To top it all, the Suez Canal from French Ferdinand de Lesseps, formerly nationalized by Nasser is not only the new long-contested border between Egypt and Israel, it is also the crossing point of more than 5% of global oil traffic much more if we add the neighboring pipeline.

As the poet said, all would not die but were met. If we transpose the reassuring image: even countries outside the Middle East and their populations are affected in many ways by what happens there, including the Suez Canal

. If holders of the 7 countries are in the black gold revolution, pre-revolution or war, there is nothing to be a little scared

In the media moderately, markets are reasonable, Washington, Beijing, Tokyo, Moscow and European capitals are reserved in their external communication

Certainly, but not pout help but ask the naive question:

What's next?

Olivier Chazoule

Monday, January 10, 2011

L’Europe financière est-elle à vendre en soldes ?

See the English version further down the page: Europe is financial balances to sell?



Après que la Chine ait rendu public en début de d’année la possession de 7% de la dette publique européenne, le Wall Street Journal révèle aujourd’hui que les marchés ouvrent nerveusement dans le monde à l’attente de la mise aux enchères publiques des bons du Trésor des principaux pays européens

Ce ne sont même plus les 17 pays de l’Euro Groupe qui sont visés mais les 27-30 pays de l’Union Européenne. L’Estonie qui a rejoint les 16 pays de l’Euro Groupe il y a quelques jours s’était vue offrir cette récompense comme un avantage condescendant et condescendu par les autres membres. En fait c’est un pays aux finances malades (l’Estonie) qui entre dans un groupe financier aux abois (les 16 pays de l’Euro Groupe).

Thomson Reuters pour sa part relate en détails les pressions de L’Europe sur le Portugal pour que ce pays accepte… d’emprunter auprès de l’Europe et du Fonds monétaire International dans le but d’éviter que l’Europe ne souffre financièrement de la faillite du Portugal, comme ce fut le cas de l’Irlande il y a deux mois. En d’autres termes : « endettez-vous d’urgence auprès de nous pour que nous puissions aller voir les marchés internationaux et que ceux-ci nous prêtent à nous l’argent que nous allons vous prêter et aussi quelques centaines de milliards d’Euros pour nos propres déficits abyssaux ».

Si la rationalité financière a un sens ce n’est sans doute pas ici qu’il faut le chercher.

La semaine dernière Wall Street était en hausse et les Bourses Européennes en baisse du seul fait que la faible croissance économique américaine faisait contraste avec l’absence relative de bonnes nouvelles économiques en Europe. Cela signifie que l’Europe est à ce point morose que les demi-bonnes nouvelles américaines la rendent malheureuse. L’Euro a perdu 3,4% contre le Dollar la semaine dernière, plus encore contre les autres devises comme le Franc Suisse.

Les banques européennes sont doublement mises en difficulté par cette situation.

En premier parce que les banques européennes possèdent beaucoup de la  dette des pays européens et les difficultés de ces pays à se financer fragilisent les créances des banques.

En second parce que les banques elles-mêmes, lorsqu’elles cherchent à se refinancer sur les marchés financiers et trouvent en concurrence étroite avec les pays européens avides de cash.

Banques européennes contre Pays européens ; Chine qui rachète massivement la dette les pays européens ; Américains qui rigolent en voyant remonter Wall Street et le Dollar, les vœux de Bruxelles sont amers pour cette Nouvelle Année !

Olivier Chazoule
 



Europe is financial balances to sell?

After China has released early years of ownership than 7% of European public debt, the Wall Street Journal revealed today that the open markets in the world nervously awaiting the public auction
Treasury bills of the main European countries

They are even more the 17 countries of the Euro Group, which are covered but the 27-30 European Union countries. Estonia, which joined the 16 countries of the Euro Group a few days ago had been offered the award as a benefit and condescended condescending by other members. In fact it is a country sick Finance (Estonia) who enters a beleaguered financial group (the 16 countries of the Euro Group).

Thomson Reuters for its part recounts in detail the pressure from Europe on Portugal to accept that this country ... to borrow from Europe and the International Monetary Fund in order to ensure that Europe does not suffer financially
Bankruptcy Portugal, as was the case in Ireland two months ago. In other words: "you into debt with us urgently so we can go to international markets and that they lend us our money that we will lend you and also some hundreds of billions of Euros for our own abysmal deficits.

If rationality financial sense this is probably not the place to look for it.

Last week Wall Street was up and European stock markets down simply because the weak U.S. economic growth was in contrast with the relative absence of good economic news in Europe. This means that Europe is so bleak that the semi-good news the U.S. make unhappy. The euro has lost 3.4% against the dollar last week, even more against other currencies like the Swiss Franc.

European banks are doubly distressed by this latest situation.

First, because European banks have a lot of debt in European countries and the difficulties of these countries to finance weaken banks' claims.

Secondly because the banks themselves, when seeking to refinance the financial markets and are in close competition with European countries eager to cash.

European banks against European countries, China, which buys massive debt-European countries; Americans laugh at the sight back Wall Street and the Dollar, the wishes of Brussels are bitter for this New Year!

Olivier Chazoule
  
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Friday, December 10, 2010

Marchés financiers internationaux: qui fait monter la tension ?

See the English version further down the page: International financial markets: which raises the blood pressure?


Les marins appellent cela le clapot : lorsque des vagues de directions, intensités et dimensions différentes s’entrechoquent il se forme un clapot.

Le clapot en général survient lorsque les vents sont tombés et rencontrent des courants divergents.

Les marchés financiers sont dans le même état aujourd’hui : que soit Wall Street, Frankfurt, Shanghai, Tokyo, Londres ou Paris, chaque jour financier succède au précédent sans la monde logique financière, économique ni sociale : ups and downs alternent allégrement chaque jour.

Pendant que les spéculateurs parient sur la sortie de l’Euro de l’Europe du Portugal, de la Grèce et de l’Irlande par le bas et de l’Allemagne par le haut, les Etats-Unis critiquent la Chine pour sa politique faussée du Yuan alors que la Chine lui rappelle aimablement qu’elle possède virtuellement le Trésor américain et qu’une vente massive de Bonds en quelques heures précipiterait la chute du système financier international

Les frères texans Hunt en manipulant le marché de l’Argent métal et Georges Soros en jouant massivement  contre la livre britannique avaient montré l’exemple dans les dernières décennies de ce que peut être une spéculation de grande ampleur. Les bulles récentes d’Internet et de l’immobilier également.

Désormais ce sont les gros joueurs qui jouent les montagnes russes : les Hedge Funds, les grandes banques d’affaires rescapées de 2007-2008, et même les Banques Centrales des différents pays ou groupes de pays les unes contre les autres.

Quand la FED lance son quantitative easing pour justifier l’hyperinflation elle annonce 600 milliards de dollars d’achat de Bons du Trésor fédéral US pour amuser les naïfs. Et une fois la pilule avalée, elle annonce sans rire que désormais elle injectera 100 milliards de dollars tous les mois dans l’économie selon le même processus d’acquisition de Bons du Trésor.

Selon David Stockman, ancien directeur du budget de Ronald Reagan qui avait quitté son poste il ya 25 ans revient à grand renfort de sirènes d’alarmes sur la scène politique en tant que sénateur du Michigan pour communiquer sa terreur (et celle des autres) d’une explosion massive des marchés. Sur CNN et ailleurs David rappelle que les Etats-Unis ont 8.000 milliards de dette vis-à-vis du reste du monde et que la dette totale des Etats-Unis (intérieure et extérieure) est de 50.000 milliards de dollars. Selon lui le niveau de leverage de l’économie mondiale est supérieur à celui de la Grande Dépression de 1929. Ce qui est moyennement encourageant au moment de déposer ses souliers sous l’arbre.

En verve, Stockman et ses amis (nombreux et tout aussi joliment pessimistes) prédisent encore au moins 10 ans de crise économique dure avant une réelle reprise.

L’économie US croît de 50 milliards de dollars par mois et la dette augmente de 100 milliards de dollars par mois… il suffit de faire le calcul… ou peut-être est-il préférable de ne pas faire la soustraction.

Sans Vergogne, comme disait Georges Brassens, le lendemain de cette annonce, Wall Street atteint les records absolus de son histoire dépassant le plus haut de l’avant-crise de 2007 !!!

Qui a raison ?

Quelqu’un a-t-il seulement raison ?

La BCE danse avec l’Irlande pour lui prêter des Euros, l’Irlande refuse, puis accepte et puis on négocie les montants qui changent tout le temps et lorsqu’un accord est trouvé l’Allemagne laisse entendre qu’elle ne paiera pas

Les scenarii sont si fous qu’ils inspirent de nombreux commentaires légitimes et des inquiétudes qui le sont encore plus :


Cet excellent article simule un effondrement du dollar et s’appuie sur une vidéo qui circule dans le monde entier.

Si bien que nous ne savons plus aujourd’hui ce qui est le plus catastrophique : les faits, la menace de faits, la communication qui entoure les faits ou les prédictions cataclysmiques.

Y-a-t-il un jeu d’argent gigantesque organisé au profit de géants financiers cachés (conspiracy theory)  ou une spéculation erratique de milliers de Hedge Funds affamés de profit ?

Ce qui est certain, c’est que nous sommes au bord du gouffre.

La preuve exprimée en langage de bon goût ?

Certains disent qu’il y a désormais beaucoup trop de crapauds autour du clapot

D’autres voient les vents mauvais se lever.

Une des questions à se poser serait peut-être de savoir si oui ou non l’apocalypse financière est pour demain ou si l’on nage dans la pure fiction.

L’un n’empêche pas l’autre

Passez de bonnes fêtes quand même !

Olivier Chazoule



International financial markets: which raises the blood?

Sailors call it the chop: when waves of directions, intensities and sizes collide it forms a chop.

Chop usually occurs when the winds dropped and meet conflicting currents.

Financial markets are in the same state today: that is Wall Street, Frankfurt, Shanghai, Tokyo, London or Paris, financial daily succeeds the previous logical world without financial, economic or social ups and downs alternate merrily daily .
 
While speculators are betting on the release of the Euro in Europe Portugal, Greece and Ireland from below and from above Germany, the United States criticizes China for its policy distorted Yuan while China kindly reminds him that she has virtually the U.S. Treasury and a massive sale of Bonds in a few hours the precipitate fall of the international financial system

Texas Hunt brothers in manipulating the market for silver metal and George Soros playing massively against the British pound showed an example in recent decades that can be a wide-ranging speculation. The recent Internet bubble, real estate also.

Now what are the big players who play roller coaster: hedge funds, major banks rescued from 2007-2008, and even the central banks of different countries or groups of countries against each other.

When the Fed starts its quantitative easing to justify the hyperinflation it announces $ 600 billion purchase of U.S. Treasury bills for federal amuse the gullible. And once swallowed the pill, she announces with a straight face that now it will inject $ 100 billion every month in the economy following the same process of acquisition of treasury bills.

According to David Stockman, former budget director for Ronald Reagan who left office 25 years ago returns with a lot of alarm sirens on the political scene as a senator from Michigan to communicate his terror (and others) to a massive explosion of the market. David on CNN and elsewhere said that the United States has 8,000 billion of debt vis-à-vis the rest of the world and the total debt of the United States (indoor and outdoor) is 50,000 billion dollars. According to him the level of leverage in the global economy is higher than the Great Depression of 1929. What is moderately encouraging when filing his shoes under the tree.

Forceful, Stockman and his friends (numerous and equally nicely pessimistic) predict at least another 10 years of harsh economic crisis before a real recovery.

The U.S. economy grew by $ 50 billion per month and the debt increases by 100 billion dollars a month ... just do the math ... or maybe it is better not to do the subtraction.

Without shame, as said Georges Brassens, a day after the announcement, Wall Street reached record figures in its history than the highest of the pre-crisis of 2007!

Who is right?

Someone he only reason?

ECB dance with Ireland to lend Euros, Ireland refuses, then agrees and then negotiates the amounts that change all the time and when agreement is reached Germany suggests that it will not pay

The scenarios are so crazy they inspire many legitimate comments and concerns that are even more:

http://blogs.lecho.be/lescracks/2010/11/bye-bye-dollar.html

This excellent article simulates a dollar collapse and is based on a video circulating around the world.

So that we do not know today what is the most catastrophic effect, the threat of facts, the facts surrounding the communication or cataclysmic predictions.

Is there a gambling organized for the benefit of huge financial giants hidden (conspiracy theory) or an erratic speculation of thousands of hungry hedge funds profit?

What is certain is that we are on the brink.

Proof of language expressed in good taste?

Some say there are now too many toads around the chop

Others see the evil winds get up.

One question to ask might be whether or not the Financial Apocalypse is tomorrow or if you swim in pure fiction.

.One does not preclude the other
Enjoy your holiday anyway!

Olivier Chazoule

Thursday, November 18, 2010

La Chine n’est pas le premier pays du monde, mais les autres non plus

See the English version further down the page: China is not the first country in the world, but the others either

La Chine n’est pas le premier pays du monde, mais les autres non plus

Larry Summers, Directeur du Conseil Economique National de la Maison Blanche vient de déclarer à un colloque organisé par le Wall Street Journal que les décennies à venir seront dominées par la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis. Il a ajouté que le sort du 21eme siècle sera aussi déterminé par la manière dont le reste du monde s’ajustera au développement exponentiel de la Chine.

Depuis 1989 et la chute du mur de Berlin le monde bipolaire USA-URSS était devenu brièvement multipolaire. Très vite cependant, il est apparu que les Etats-Unis ont assumé la domination de la planète, devenant selon le mot d’Hubert Védrine alors ministre français des affaires étrangères une Hyper-Puissance.

Ronald Reagan en demandant à Michael Gorbatchev de faire tomer le Mur de Berlin, puis Georges Bush senior en réclamant un nouvel ordre économique et politique mondial et enfin Bill Clinton en donnant à l’Amérique 8 ans de croissance, de chômage inexistant, d’excédent budgétaire et d’absence de guerre, ont confirmé ce concept d’Hyper-Puissance de l’Amérique.

Les événements tragiques du 11 septembre 2001 ont bouleversé le monde. Ils ont aussi provoqué une interrogation sur la puissance réelle de l’Amérique et sa vulnérabilité supposée, alors qu’en fait chaque pays au monde est aussi vulnérable aux attaques terroristes que les Etats-Unis, sinon plus.

Le déséquilibre mondial est venu d’ailleurs et pour d’autres raisons. On a entendu à satiété le mot de Napoléon Bonaparte : Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera.

La Nouvelle est tombée il y a quelques années : La Chine s’est réveillée.

Sous trois formes :

La Chine est discrète. Elle n’annonce ni ne dévoile ses intentions, encore moins ses réalisations. Ce n’est qu’au moment de la mise en œuvre des services, produits et technologies que ses concurrents apprennent les nouvelles qui sont toujours distillées de manière neutre et humble. Ce que les Anglo-Saxons appellent des Understatments  

La Chine va vite. Elle pense vite, décide vite, conçoit vite, construit vite, lance vite, achète vite (matières premières en Afrique par exemple) et vend vite

Enfin, la Chine est sur tous les fronts.

Les illustrations sont nombreuses (certaines avaient été données dans ces colonnes le 23 aout dernier dans La Chine un colosse aux pieds en béton, du même auteur).

La liste s’est très vite allongée, dans les secteurs stratégiques de l’économie, de la finance et de la haute technologie.

La première tendance est illustrée par les déclarations feutrées des dirigeants chinois indiquant vouloir globaliser (étendre internationalement) les banques chinoises pour rivaliser avec les géantes américaines et européennes.
L’effet sera triple : Bénéfice pour la Chine elle-même, contrôle bancaire de la région asiatique et compétition directe avec les rivaux occidentaux.

Selon M. Min Zhu, conseiller spécial auprès du FMI, la Chine qui compte pour 8% de la production industrielle mondiale à haute valeur ajoutée, atteindra les 33% en dix ans et
les pays émergents menés par la Chine représenteront 60% de la croissance mondiale dans 6 ans.

Mais le plus surprenant et le plus marquant des récents mouvements de la Chine a été dans le domaine des super computers. Il y a quelques semaines La Chine vient de révéler l’existence de son nouveau super computer 40% plus rapide que les plus rapides des computers américains qui tenaient jusqu’ici le haut du pavé : il s’agit du Tianhe-1A une machine révélée à Tianjin en Chine le mois dernier. Cet ordinateur exécute plus d'un milliard de milliards de calculs à la seconde et distance largement ses concurrents étrangers.Ce sont les experts américains qui ont constaté sur place la validité de cette supériorité et ont déclaré qu'il faudrait plusieurs années, voire plusieurs décennies pour que les Américains puissent rattraper leur retard.

Supers computers signifient haute technologie, voyage dans l’espace civil et militaire, aéronautique, machinerie et de nombreuses applications, y compris militaires terrestres et sous-marines.

Immédiatement les Japonais on réagi en lançant dans l’urgence (Fujitsu) un programme informatique pour rattraper les Chinois, les Américains ont fait de même.

Pour ajouter à cette ambiance de compétition tendue, la Chine vient de limiter les investissements immobiliers des étrangers en Chine.
Autant spéculer entre soi.
C’est une mesure régulièrement adoptée par tous les pays du monde pour des périodes limitées.
Là encore, en faisant de même, la Chine tient à montrer au monde sa souveraineté.

Ainsi la liste est longue des percées technologiques, économies et politiques de la Chine. Elle ne les dévoile qu’au compte-goutte.

Pour ne pas humilier ses rivaux peut-être.

Ou peut-être pour qu’ils s’aperçoivent trop tard de leur retard.


Certes, la Chine ne domine pas le Monde, mais désormais le Monde ne domine pas la Chine.


Olivier Chazoule

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China is not the first country in the world, but the others either


Larry Summers, Director of the National Economic Council at the White House has just told a symposium organized by the Wall Street Journal that the coming decades will be dominated by the rivalry between China and the United States.
He added that the fate of the 21st century will also be determined by how the world will adjust to the exponential growth of China.
.Since 1989 and the fall of the Berlin Wall on US-Soviet bipolar world has become multipolar briefly. Very quickly, however, it appeared that the U.S. has assumed the dominance of the planet, becoming in the words of Hubert Védrine then French Minister of Foreign Affairs a Hyper-Power.
Ronald Reagan asking Gorbachev to tomer the Berlin Wall, George Bush Sr. and then claiming a new world political and economic order and then Bill Clinton giving to America 8 years of growth, no unemployment, surplus budget and the absence of war, have confirmed this concept of Hyper-Power America.

The tragic events of September 11, 2001 shocked the world. They also provoked a questioning of the real power of America and its supposed vulnerability, when in fact every country in the world is as vulnerable to terrorist attacks that the United States, if not more.

The global imbalance came from elsewhere and for other reasons. We have heard ad nauseam the words of Napoleon Bonaparte: When China awakes, the world will tremble.

The news came a few years ago: China has awakened.

Three forms:

China is discrete. It advertises or otherwise disclose its intentions, let alone his accomplishments. It was not until the implementation of services, products and technologies that its competitors learn the news is always distilled in a neutral and respectful. What the Anglo-Saxons call Understatments

China will soon. She thinks fast, decide fast, faster designs, builds quickly, launches faster, faster purchases (raw materials in Africa for example) and sells quickly

Finally, China is on all fronts.

The illustrations are many (some had been given in these columns on August 23 last in China a colossus with feet of concrete, the same author).

The list was soon lying in strategic sectors of the economy, finance and high technology.

The first trend is exemplified by statements indicating felted Chinese leaders want to globalize (expand internationally) Chinese banks to compete with the giant U.S. and Europe.
The effect is threefold: Profit for China itself, Banking Supervision of the Asian region and direct competition with Western rivals.

According to Mr. Zhu Min, Special Advisor to the IMF, China, which account for 8% of world industrial production of high added value, will reach 33% in ten years and
emerging countries led by China account for 60% of global growth in 6 years.

But the most surprising and most significant of recent movements in China has been in the field of super computers. A few weeks ago, China has revealed the existence of its new super computer 40% faster than the fastest American computers that held the upper hand so far: it is the Tianhe-1A revealed to a machine Tianjin, China last month. This computer is running more than a billion billion calculations per second, and far away its foreign competitors.

These are U.S. experts who saw first hand the validity of this superiority and said it would take several years or even decades for Americans to catch up.

Super computers mean high technology, space travel, civil and military aviation, machinery and many applications, including military land and underwater.

Immediately the Japanese responded with one in a hurry (Fujitsu) a computer program to catch the Chinese, the Americans have done the same.

To add to this atmosphere of tense competition, China has restricted foreign investment in real estate in China.
Much speculation among themselves.
It is a measure duly adopted by all countries in the world for limited periods.
Again, by doing the same, China is keen to show the world its sovereignty.

Thus the long list of technological advances, economies and policies of China. She did reveal that dropper.

To not humiliate his rival, perhaps.

Or maybe they realize too late for their delay.


Admittedly, China does not dominate the world, but now the world does not dominate China.


Olivier Chazoule



Monday, November 15, 2010

600 milliards de dollars + 500 milliards d’euros dans la même semaine, faites vos jeux !

See the English version further down the page: $ 600 billion + 500 billion euros in the same week, place your bets!


600 milliards de dollars + 500 milliards d’euros dans la même semaine, faites vos jeux !


Les 600  milliards de dollars achetés par la FED au Trésor Public américain n’ont pas fini de faire couler beaucoup d’encre.

.Lorsqu’on veut faire passer une mesure ou une décision on invente ou réutilise un mot ou groupe de mots qui n’a pas grand chose à voir avec la réalité mais en a l’apparence, pour faire passer la pilule dans l’opinion.

Cette fois-ci l’opération s’appelle quantitative easing. Ce qui ne se traduit pas dans la langue mais dans les faits par création de monnaie, risque d’hyperinflation et détournement (bien que légal) juridique de la procédure constitutionnelle et de la loi fédérale US avec en plus pour but avoué et inavoué selon les jours de faire chuter le dollar pour pousser les exportations américaines.

Dans les années 70 en France les licenciements massifs de la sidérurgie et des charbonnages étaient appelés « dégraissages ».

Plus récemment Alan Greenspan, alors Chairman de la FED, avait plaisamment parlé d’Irrational Exuberance à propos du marché immobilier américain en pleine crise et dont la valeur avait été multipliée par 3 en 5 ans sans aucune logique ni raison économique, financière ou même purement immobilière. En fait d’exubérance irrationnelle, il s’agissait simplement de la crise des subprime et de l’explosion du marché immobilier US qui a ruiné quelques dizaines de millions de foyers Américains et non-Américains, selon les systèmes Madoff, les systèmes équivalents ou même le plus légalement du monde.

L’effet sur la Chine du quantitative easing est au passage de diminuer la valeur de sa créance sur le Trésor US et tout simplement de réduire ses avoirs en dollars constants désormais très sous-évaluées. C’est de bonne guerre car la Chine a sous-évalué artificiellement le Yuan pendant des années.

Cependant, même si c’est de bonne guerre, cela crée des tensions internationales financières et diplomatiques lourdes qui n’échappent à aucun observateur.

La dernière nouvelle à propos de nos fameux 600 milliards de dollars achetés par la FED au Trésor US est que les Républicains qui ont pris le contrôle de la Chambre des Représentants il y a quelques jours et qui disposent désormais d’une minorité très forte au Senat, viennent aujourd’hui  de se pencher sur la transaction qui a tant préoccupé la Chine et les autres grands pays du monde la semaine dernière et oblige le président Obama à intervenir alors que théoriquement et juridiquement la FED est indépendante du pouvoir politique : ces fameux 600 milliards de dollars d’achat par la FED de bons du Trésor US.

Les Républicains contestent vigoureusement – et le font savoir - l’opportunité du mouvement de la FED et la procédure employée.

Sur le plan constitutionnel, ils ne peuvent pas agir sur la FED, sauf en en modifiant les statuts… ou en la faisant disparaitre de droit ou de fait (cela s’est beaucoup fait au XIXème  siècle, voir Madison et autres) en la remplaçant par autre chose qui aurait des fonctions plus larges et étoufferait la FED la rendant ainsi inopérante.

Ce qui peut être douloureux pour l’intéressée.

La disparition totale l’étant encore plus.

Après tous, c’est le Congrès, il peut se le permettre, il a tous les Droits Législatifs en vertu de l’article I  de la Constitution américaine.

Le Congrès peut aussi demander des comptes au Trésor sous formes d’auditions (hearings) publiques et médiatisées.
Il peut également s’opposer aux futures dépenses du Trésor lors du vote du budget.

Ici il s’agit d’un revenu du Trésor (la vente de 600 milliards de Treasury Bonds à la FED) mais le Congrès a l’habitude, selon le principe constitutionnel américain inspiré de Montesquieu dans l’Esprit des Lois, d’exercer pleinement l’équilibre entre les pouvoirs, le fameux Checks and Balances, de négocier des deals du genre je te tiens tu me tiens pas la barbichette : si tu vends ces Treasury Bonds, je te coupe ton budget de 10% l’année prochaine (ce que le Congrès a le pouvoir de faire).

De manière générale, le Trésor est sensible à ce type d’arguments.

Simultanément en Europe un autre évènement significatif se déroulait : la Banque Centrale Européenne veut forcer l’Irlande à accepter un prêt de 500 milliards d’euros pour stabiliser ses finances et aider à stabiliser l’Euro qui fait le yoyo sur le marché des devises depuis quelques temps. De manière surprenante l’Irlande n’y est pas favorable même s’il va bien falloir qu’elle s’y résolve. La procédure est cependant surprenante que de forcer quelqu’un ou un pays à accepter un prêt dont il ne veut pas mais donc l’acceptation va surtout servir au banquier préteur.

La dernière nouvelle qui démontre une stabilité et un équilibre étonnants des marchés financiers et de la coordination des politiques monétaires des pays du monde est le dernier G20 qui vient de se dérouler à Séoul et au cours duquel dans une grande cacophonie chacun a refusé les propositions des autres et en plus de manière humoristique leur a demandé des comptes sur leurs politiques économiques et monétaires, comme à la Chine.
Questionner autoritairement, le Second-Premier pays du monde qu’est la Chine c’est rigolo. Mais cela peut avoir des conséquences à venir douloureuses pour les questionneurs. Il faut en effet avoir les moyens de ses insolences.
Il parait que la Chine l’a assez mal pris ; qu’elle a pardonné, certes, mais que selon la bonne tradition La Chine a gardé la liste [des pays questionneurs et insolents] … au cas où…

Donc les débiteurs ne veulent plus de l’argent des banques (FED, BCE) et les banques leur en veulent pour cela.

Si on trouve dans la salle quelqu’un pour estimer que cette situation est saine (FED et Congres, BCE et Irlande, G-20 et Chine, le tout dans la même semaine) il devrait se manifester.

Une confusion généralisée ne règnerait-elle pas dans la finance internationale ?

Les institutions financières, les Etats et les groupes d’Etat perdent leur puissance, leur indépendance et ne contrôlent plus leur propres mouvements financiers désormais soumis aux inlassables vetos de leurs partenaires.

Quand 22 joueurs (G-20) de football doivent jouer leurs matchs avec des poids de 10 kilos attachés à chaque cheville, leur vélocité est en généralement réduite.

Par contre leur exaspération augmente.  


Olivier Chazoule

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$ 600 billion + 500 billion euros in the same week, place your bets!


The $ 600 billion purchased by the Fed in the U.S. Treasury have not finished doing much attention.

When you want to pass a measure or decision is invented or reuses a word or phrase that has little to do with reality but looks like, to get the pill in the opinion.

This time the operation is called quantitative easing. That does not translate into the language but in fact by money creation, risk of hyperinflation and diversion (although legal) legal and constitutional procedures of the U.S. federal law with more purpose and confessed by ulterior days to push down the dollar for U.S. exports.
In the 70 mass layoffs in France of the steel and coal were called "downsizing."

More recently Alan Greenspan, then chairman of the Fed, had jokingly talked about Irrational Exuberance about the U.S. housing market in crisis and whose value was multiplied by 3 to 5 years without any economic logic or reason, or even purely financial property. In fact irrational exuberance, it was just the subprime crisis and the U.S. real estate boom that has ruined tens of millions of American homes and non-Americans, according to Madoff systems, systems or equivalent even the legal world.

The effect on China's quantitative easing is the passage of diluting the value of its debt on the U.S. Treasury and simply to reduce its dollar holdings constant now very undervalued. That's fair because China has undervalued the yuan artificially for years.

However, even if it's fair game, it creates international financial and diplomatic tensions that are evident to any serious observer.

The latest news about our famous $ 600 billion purchased by the Fed U.S. Treasury is that the Republicans who took control of the House of Representatives a few days ago and now have a very strong minority in the Senate, come today to look into the transaction that has so concerned about China and other major countries in the world last week and forcing Obama to speak theoretically and legally while the Fed is independent of political power: the famous 600 000 000 000 dollar purchase by the Fed of U.S. Treasury bonds.

Republicans strongly dispute - and they do know - whether the movement of the EDF and the procedure used.

In constitutional terms, they can not act on the Fed, except by amending the articles ... or making it disappear in law or fact (it has done much in the nineteenth century, see Madison and others) by replacing by something else that would have broader functions and stifle the Fed making it inoperable.

Which can be painful for the woman.

The loss is the total even more.

After all, it is Congress, he can afford it, he has all the legislative rights under Article I of the U.S. Constitution.

Congress can also demand accountability to the Treasury in the form of hearings (hearings) public and media attention.
It may also object to future spending at the Treasury budget vote.

Here it is income of the Treasury (the sale of 600 billion Treasury Bonds to the Fed) but Congress is accustomed, as the American constitutional principle inspired by Montesquieu in The Spirit of Laws, to fully exercise balance between the powers, the famous checks and balances, negotiate deals of its kind I've got you you hold me no goatee: if you sell these Treasury Bonds, I will cut your budget 10% next year (this that Congress has the power to do).

In general, the Treasury is sensitive to such arguments.

Simultaneously in Europe another significant event took place: the European Central Bank wants to force Ireland to accept a loan of EUR 500 billion to stabilize its finances and help stabilize the Euro makes the yoyo on the currency market since some time. Ireland, surprisingly, is not favorable even if it is fine to have it resolved. The procedure is however surprising that forcing someone or a country to accept a loan that he will not but then the acceptance will mainly serve the banker lender.

The latest news and it shows a surprising stability and equilibrium in financial markets and the coordination of monetary policies of countries in the world is the last G20 has just taken place in Seoul, during which everyone in a great cacophony has refused offers of others and so more humorous asked them accountable for their economic and monetary policies, as in China.
Question authoritatively, the Second Prime countries of the world is China's funny. But it can have painful consequences for future questioners. It must indeed have the means for its insolence.
It seems that China has taken quite ill, she has forgiven, of course, but according to the good tradition China has kept the list [of countries and insolent questioners] ... in case ...

So the debtors do not want more money from banks (FED, ECB) and the banks want them to do so.

If there is someone in the room to find that this is healthy (EDF and Congress, ECB and Ireland, G-20 and China, all in the same week) it should occur.

Widespread confusion does not reign it in international finance?

Financial institutions, states and state groups lose their power, their independence and no longer control their own financial transactions now subject to relentless vetoes of their partners.

When 22 players (G-20) football must play their matches with weight of 10 kg attached to each ankle, their velocity is generally reduced.
However, their frustration increases.
Olivier Chazoule