Il n’est pas un jour, pas une conférence internationale, pas un reportage sur le monde économique financier sans que le Fonds Monétaire International n’apparaisse comme l’oracle de l’orthodoxie et l’expert du rétablissement des grands déséquilibres.
Mais cette fonction est elle inscrite dans les textes, dans la nécessité et dans la pertinence ?
Avant même la fin de la seconde guerre mondiale, le système monétaire et financier international était dévasté. Recréer les flux de commerce international et les systèmes financiers et monétaires afférents dès après la guerre était devenu indispensable et particulièrement urgent. Sous les auspices de l’ONU (eux-mêmes en cours de création) et sous la férule des États-Unis, seul pays encore à peu près vraiment debout après le séisme de la guerre mondiale, le Fonds Monétaire International fut créé en juin 1944 lors de la conférence de Brettons Woods qui se déroula dans le New Hampshire.
John Maynard Keynes y prôna l’audace ; on y décida une timide demi-mesure.
L’esprit et la lettre des statuts du FMI étaient de créer les conditions de réalisation d’un nouveau système monétaire et donc financier fondé sur l’étalon or, le gold exchange standard. Le dollar étant couplé à une valeur fixe de l’once d’or, les devises étaient couplées sur le dollar et donc directement et/ou indirectement sur l’or. La convertibilité de fait des monnaies du FMI était fondée sur cette convertibilité transitive : la monnaie A ou B est convertible en dollar lui-même convertible en or.
Quelques fluctuations, réévaluations et évaluations dont furent friandes les autorités monétaires françaises et italiennes (dévaluations) dans les années 60 et 70 et allemandes (réévaluations techniques ou de fait) ponctuèrent les activités du FMI pendant 30 ans.
Le mécanisme des droits de tirages spéciaux fit le reste, donnant au système les liquidités suffisantes pour soutenir les parités de monnaies : chaque pays est invité à déposer des fonds auprès du FMI. En cas de spéculation défavorables, les pays peuvent emprunter à concurrence du montant de leurs droits de tirage, voire plus.
Parallèlement, les banques centrales des pays membres du FMI jouèrent le jeu de la défense des parités en intervenant sur les marchés monétaires en achetant une devise attaquée.
Selon un ballet bien réglé la stabilité du système international fut alors assurée pendant plusieurs décennies mais la suspension de l’étalon or et de la convertibilité du dollar par Richard Nixon en août 1971 détermina la fin d’une ère de stabilité.
De fait, le Fonds Monétaire International cessa d’exister ce jour-là. Ou plus exactement il cessa d'exister sous la forme qu’on lui connaissait jusqu’ici. Le système monétaire international n'étant plus stable, il n’y avait plus ni besoin, ni possibilité de le stabiliser. Le FMI ne le pouvait pas, ne le pouvait plus.
Comme le droit public économique international a horreur de supprimer ce qu’il a créé, on laissa le FMI subsister en allant chercher dans ses statuts sa partie la plus générale et la plus généraliste pour désormais la mettre en exergue.
Selon l’expression consacrée, en plus de ses activités de soutien à la stabilité monétaire désormais le FMI devait promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et à faire reculer la pauvreté.
Ces missions honorables et essentielles, mais exprimées dans un langage très général, ont constitué le socle de la nouvelle mission du FMI : intervenir partout et tout le temps selon le souhait des gouvernements de la planète qui avaient besoin de lui.
La première phase du redéploiement du FMI fut celle de gendarme délégué du monde : le FMI, envoyé par les pays riches était chargé d’énoncer les mauvaises recettes pour sortir de la crise aux pays qui se trouvaient dedans: gel de salaires, licenciements, austérité, blocage des prix, réduction de la dette. Les pays à genoux devaient se soumettre au régime sec imposé par le FMI au nom des pays prêteurs. Le FMI envoyait ses spécialistes en Argentine et celle-ci devait faire ce qu’on lui disait, tout ce qu’on lui disait. La sanction du refus éventuel des pays concernés était la faillite. La solution ne pouvait être que celle du FMI. Si le pays se soumettait, le FMI arrivait alors avec les dollars garantis sur plus rien, car le dollar était imprimé par la seule vertu d’une planche à billets utilisée sans restriction.
Payés en monnaie de papier ou pas payés du tout, telle était alors la singulière alternative qui s’offrait aux pays émergents pour sauver leurs économies.
La seconde phase, c’est-à-dire la troisième jeunesse du FMI, est née de la crise des subprimes. En 2007, le Fonds Monétaire International est devenu les go between des les riches pays de la planète en cours de dévastation financière. Le FMI engage à la solidarité financière, puis à la rigueur, puis à l’orthodoxie comptable et financière issue de Bâle 3. Le FMI soutient les Etats-Unis et l’Europe. Le FMI court et bascule avec l’affaire Strass Kahn.
La désignation de Christine Lagarde par les riches pays de la planète est cependant compliquée en 2011 par la résistance déterminée de la Chine, de l’Inde, du Mexique et du Brésil, qui entre autres demandent des garanties et des gages pour le fonctionnement de la nouvelle institution, marquant ainsi un nouveau rapport de force dans le monde monétaire et financier international.
Depuis, la crise de la dette américaine, puis grecque, puis celle de l’Euro ont donné par défaut au FMI un rôle de baroudeur des mers déchainées de la crise monétaire et financière. Dans toutes les réunions le FMI est là. Pour quoi faire ? Nul ne le sait vraiment.
Pour recevoir des fonds et les redistribuer ?
Sans doute.
Lundi encore, Christine Lagarde était à Berlin pour tenter de persuader Angela Meckel de donner plus. Et peut-être demain devra-t-elle convaincre la Grèce de recevoir moins.
Mais il n’échappera à personne qu’en plus de la crise financière généralisée on assiste aujourd’hui à une véritable crise d’identité du Fonds Monétaire International. Vantant hier la recapitalisation des banques et l’austérité budgétaire, le FMI s’aperçoit aujourd’hui du fait que ces deux mesures contribuent à créer l’étranglement des liquidités qu’elles veulent prévenir. Le FMI fait donc marche arrière, sans le dire, tout en le disant.
A la décharge du FMI, il faut bien dire que les autres institutions et certains gouvernements non plus ne savent plus quoi faire.
Dans cette confusion générale, alors que la directrice générale du FMI parcourt inlassablement la planète à la recherche de solutions d’évidence difficiles, et tandis que beaucoup ne savent plus ni que dire, ni que faire, la seule question qui se pose peut-être aujourd’hui est bien mais qu’allait donc faire Christine Lagarde dans cette galère à Berlin lundi dernier?
Olivier Chazoule
Tuesday, January 24, 2012
Qui a peur du grand méchant Fonds Monétaire International?
Tuesday, January 17, 2012
Faut-il vraiment rembourser la dette souveraine ?
Les notes se dégradent. La situation aussi.
Faut-il rembourser la dette souveraine ou bien s’en abstenir ?
Un moyen terme est-il possible ? Et à quel prix ?
A l’heure de la dégradation de la situation financière internationale et de la dégradation de la notation continue des principaux pays industrialisés (Etats-Unis, Japon, France, Italie, Espagne, etc.) se pose avec acuité la problématique du remboursement de la dette souveraine.
Certains se demandent s’il est nécessaire de rembourser.
D’autres affirment que non.
Et les troisièmes disent que cela n’a pas s’importance car ils proposent une autre solution.
En premier lieu donc, certains se demandent s’il est nécessaire de rembourser.
Ne pas rembourser c’est paraît-il s’exposer à ce que l’on ne vous prête plus dans le futur. La France ne pourrait donc plus emprunter si elle ne remboursait pas sa dette.
Mais est-ce bien vrai ?
Et si c’est le cas, est-ce que cela mérite que l’on s’en inquiète ?
Un exemple contradictoire nous est donné par le voisin aujourd’hui vertueux qu’est l’Allemagne. Car enfin, cette dernière a-t-elle toujours remboursé ses dettes ? La réponse est : oui et non.
L’Allemagne en effet, à la suite du Traité de Versailles de 1919, a dû accepter de rembourser à la France et à l’Angleterre en juin 1919 de considérables dettes de guerre. Cette dette colossale que John Maynard Keynes avait en vain voulu réduire des neuf dixièmes fut imposée à la République de Weimar par les puissances alliées. Cette dette fut si lourde pour les Allemands que d’aucuns y virent la cause essentielle de l’inflation allemande de l’après-guerre, devenue ensuite hyperinflation du Reichsmark.
Les mêmes observateurs sont presque unanimes à voir dans cette dette de guerre un facteur essentiel dans la montée et le triomphe du nazisme. S’appuyant sur le mécontentement populaire face à cette dette imposée monstrueuse aussi bien que face à une humiliation permanente du peuple allemand contraint de se soumettre à l’inflexible volonté des vainqueurs, Hitler et le nazisme y trouvèrent un terreau plus que propice au développement de leur idéologie et à l’assise de leur pouvoir.
En plus de ceux cités précédemment, plusieurs enseignements sont à tirer de cet épisode malheureux: la BRI, Bâle 1, Bâle 2 et Bâle 3, l’orthodoxie financière, une durée de remboursement de la dette supérieur a 90 ans, et la confusion des esprits financiers.
En effet, c’est en 1930 que naquit la Banque des Règlements Internationaux (BRI), qui est aujourd’hui la plus ancienne institution financière internationale. Cette BRI avait pour fonction unique la gestion et la répartition des réparations allemandes versées aux vainqueurs. Comme cette fonction s’est amenuisée en importance avec le temps, la BRI est devenue le forum des vainqueurs, puis le forum de tous les banquiers centraux de la planète. En d’autres termes, les représentants des Banques Centrales du monde ayant pris l’habitude de se retrouver à Bâle, en Suisse, pour gérer le remboursement de la dette allemande, ils se sont mis à parler d’autre chose, de tout et de rien, et - pourquoi pas – notamment de l’organisation financière de la planète. C’est de Bâle qu’on été étudiées, envisagées, décidées et lancées les réglementations financières et bancaires internationales appelées Bâle 1, Bâle 2 et Bâle 3, règles désormais fondamentales d’une certaine orthodoxie financière.
Bâle 3, c’est notamment l’accroissement des réserves des banques pour en assurer la viabilité, un angle cher à Christine Lagarde, directrice générale du Fonds Monétaire International.
A tel point qu’on appelle aujourd’hui la Banque des Règlements Internationaux la Banque Centrale des Banques Centrales.
Mais on l’a vu, cette dette allemande fut cependant aussi à l’origine d’une inflation gigantesque restée tristement célèbre du fait de la nécessité pour les Allemands d’aller acheter son pain en 1923 avec une brouette contenant de la monnaie, le Reichsmark. La montée du nazisme fut concomitante.
L’épisode moins connu de cette dramatique épopée financière est le sort du remboursement de la dette allemande qui prit plus de 90 ans. Ce n’est en effet qu’à l’automne 2010 que l’Allemagne effectua le dernier versement à la BRI pour régler ses dettes de la guerre de 14-18.
Les résultats du remboursement de la dette allemande sont donc très contrastés : un processus qui s’étale interminablement sur 90 ans, le fantôme du nazisme favorisé par une pression infernale du poids de la dette sur la population allemande, la naissance d’une informelle mais bien réelle Banque Centrale des Banques Centrales, des réglementations financières internationales orthodoxes et contraignantes, mais aussi la confusion des esprits financiers.
Cette confusion, c’est la grande difficulté de se prononcer sur un bilan incontesté et incontestable de cette affaire des dettes de guerre allemande. Ainsi reste posée toute entière la question de savoir si un Etat et sa population au travail doivent rembourser n’importe quelle dette à n’importe condition et si la population de cet Etat doit s’épuiser à la tâche pour rembourser des emprunts contractés sans son consentement exprès à des conditions inconnues de cette population laborieuse.
Question purement théorique ? Peut-être.
La Constitution des Etats-Unis, dans son Treizième Amendement, apporte toutefois une ébauche de réponse : l’interdiction de l’esclavage. Cet amendement fonde aujourd’hui une jurisprudence constante bien contemporaine et binding [c’est-à-dire qui s’impose en droit et dans les faits] des tribunaux fédéraux américains et de ceux des Etats américains comme l’Etat de New York: en vertu du Treizième Amendement aucun individu ne peut être contraint au travail pour régler une dette.
Au remboursement oui, dans la mesure de sa solvabilité.
Au travail non.
La troisième solution, autre que le remboursement ou le refus de remboursement, c’est l’hyperinflation. L’Allemagne avec 3,2 millions de % d’inflation entre 1920 et 1923 en est la terrible illustration. Et avant elle les Etats-Unis pendant la guerre de sécession entre 1861 et 1965, mais aussi la Russie, la Chine, et la plupart des pays du monde qui ont connu leurs épisodes de grande inflation, voire d’hyperinflation.
Dans le régime d’hyperinflation on rembourse sa dette. Mais on la rembourse en monnaie de singe.
Ne pas rembourser c’est la honte. Et selon La Fontaine on risque de ne plus se faire prêter un sou quand la nouvelle bise sera venu.
Rembourser coûte que coûte et s’épuiser à la tâche, c’est peut-être aboutir, comme le disait Molière, à ce que le malade meure guéri.
Nu besoin de chercher chez Esope le résultat possible d’un remboursement en monnaie de singe. C’est sans doute chez Racine et ses Plaideurs que se trouve la réponse.
Olivier Chazoule
Sunday, January 1, 2012
700 milliards de dollars en un jour
Avec 700 milliards de dollars dépensés en un jour, la Banque Centrale Européenne dame le pion au Gouvernement Américain
700 milliards de dollars! C’est le montant colossal des désormais fameux TARP, les fonds du Troubled Asset Relief Program, décidé en 2008 par le gouvernement américain et signé par le président Georges W. Bush le 3 octobre 2008 pour sauver le système financier américain menacé de faillite.
Cette somme énorme a fait grand bruit à l’époque. Elle était destinée à renforcer le système financier américain mis à mal par la crise de subprimes de 2007-2008, elle-même suivie par la crise du credit crunch qui vit les banques internationales cesser de se prêter entre elles du fait de la défiance sur le LIBOR instaurée par la chute de Lehman Brothers.
Les TARP étaient destinées à des achats massifs de valeurs financières et de parts en capital (assets & equity), pour éponger les mauvaises dettes fondées sur MBS, les Mortgage Backed Securities.
De larges polémiques s’étaient développées alors du fait que ces mesures d’assistance, de montants jamais atteints, avaient été décidées par un gouvernement américain ultraconservateur, celui de Georges W. Bush, pour être ensuite mises en œuvre par l’administration Obama, une administration démocrate.
Les fonds avaient été dispersés dans des actions plus proches de celles du New Deal de Roosevelt (soutien à l’économie par des investissements publics considérables) plutôt que par un emploi conforme à celui qui était prévu à l’origine, c’est-à-dire le soutien direct aux marchés financiers. C’est ainsi que les grandes villes comme New York avaient utilisé une partie de ces TARP pour regoudronner leurs rues et avenues.
Mais la polémique s’était surtout concentrée pendant 18 mois sur ces 700 milliards de dollars qui avaient bouleversé le monde financier américain et international.
Aujourd’hui, dans la discrétion la plus absolue, au milieu des fêtes de la fin d’année 2011, la même somme a été dispersée en… un jour.
Ce sont en effet, 489 milliards d’euros, soit 639 milliards de dollars au change du jour, quasiment l’équivalent de 700 milliards, qui ont été dispersés le 21 décembre par la Banque Centrale Européenne sous la forme de prêts à taux réduits consentis simultanément à des centaines de banques européennes en proie à de sérieux manques de liquidités.
Bien entendu, la technique financière n'est pas la même. Les TARP étaient des achats de créances effectués par le Trésor Américain, alors que les prêts du 21 décembre ont été consentis par la Banque Centrale Européenne.
Cette différence est cependant très relative dans sa structure et dans ses effets.
En matière financière pure en effet, ce type de prêts fondés sur des valeurs collatérales de garanties déséquilibrées (pour ne pas dire douteuses) ou ces achats de créances elles-mêmes très volatiles, reviennent strictement au même en terme de risk management.
En matière de droit financier, particulièrement sur le plan téléologique, c'est-à-dire du point de vue des objectifs poursuivis, les fondements du Trésor U.S. créé en 1789 et ceux de la Banque Centrale Européenne sont étonnamment plus proches que ceux du Federal Reserve System (FED) créé en 1913 et de celui de la Banque Centrale Européenne créée en 1998 par le Traité d’Amsterdam.
En matière monétaire, d’approche keynésienne ou non, les deux opérations sont quasiment équivalentes du point de vue de la création de monnaie et donc de l’accroissement des liquidités.
Deux différences notables subsistent cependant.
D’abord les TARP, furent étalés sur 18 mois, alors que les prêts de la Banque Centrale Européenne ont été libérés en un seul jour, soit une injection de liquidités relativement 549 fois plus forte.
Ensuite, les TARP ont révolutionné le système financier international alors que les prêts de la BCE n’ont ému personne.
Signe des temps et d’un apaisement des mœurs financières, ou signe d’une banalisation des mesures d’exceptionnelles destinées à sauvegarder le système financier international ?
Le droit financier américain a emprunté certaines notions essentielles au droit romain. Ici, on ne pourra s’empêcher de conclure par cette citation juridique traditionnelle :
Res Ipsa Loquitur
[que l’on peut traduire par les faits parlent d’eux-mêmes]
L’intégralité de la citation, elle, est plus énigmatique :
Res Ipsa Loquitur Tabula in Naufragio
[traduction libre laissée aux lecteurs]
Olivier Chazoule
Wednesday, December 21, 2011
Droit Chinois
Une fusion internationale de cabinets d’avocats géants est en train de se dérouler en Asie. C’est désormais devenu une habitude, une routine dans le monde des grands cabinets anglo-saxons.
Cependant cette fois-ci la fusion est un peu différente car elle ne met en jeu aucun cabinet américain, ni aucun cabinet anglais, qui sont les passages obligés de telles fusions. Ce sont un cabinet chinois et un cabinet australien qui fusionnent.
King & Wood, la grande law firm de Beijing et la law firm australienne Mallesons Stephen Jaques ont décidé de réunir leurs forces dans la compétition internationale des cabinets d’avocats globaux qui suivent leurs clients dans toutes les opérations internationales de fusions-acquisitions, private equity, hedge funds et aussi dans certaines opérations plus classiques de business law.
King & Wood depuis sa création en 1993, s’est spécialisée dans les grandes opérations et notamment en conseillant Nestlé SA dans un cas de potentielle violation de la concurrence (antitrust law) lorsque le géant alimentaire suisse a acheté un fabricant de sucreries dans la ville chinoise de Dongguan pour 1,7 milliards de dollars.
Mallesons, est une law firm plus beaucoup plus ancienne car le cabinet d’avocats australien a été créé au début du 19eme siècle. En 2008 la law firm australienne a été en discussions pour fusionner avec Clifford Chance LLP mais les négociations ont échoué au beau milieu de la crise économique de 2008.
Les observateurs y voient l’émergence d’un nouveau centre de gravité des opérateurs internationaux du droit financier (Financial Law) et des affaires (Business and Corporate Law). Jusqu’ici les plus grands cabinets étaient Baker et MacKenzie avec 3.800 avocats, DLA Piper avec 3.350 avocats, Skadden Arps avec 1.859 avocats et Mayer Brown avec 1.645 avocats.
En réunissant les forces des deux cabinets, le nouveau géant sino-australien réunit 1.800 avocats, plaçant immédiatement la law firm à la quatrième place mondiale par le nombre d’avocats.
Cette fusion a été négociée patiemment pendant plus d’un an et n’est en rien le fruit d’un caprice. C’est une stratégie longuement réfléchie.
Deux axes principaux animent cette stratégie. C’est en premier lieu la possibilité de conseiller les clients chinois – y compris les operateurs publics chinois - sur les opérations financières internationales, les fusions acquisitions et sur les opérations sur les produits financiers structurés dans les autres pays et régions du monde tels que les Etats-Unis, l’Union Européenne ou les pays émergents. C’est aussi l’opportunité pour les clients d’affaires internationaux de recevoir des conseils juridiques très pointus sur l’application du droit financier chinois et du droit chinois des affaires [mais aussi en droit du travail et en droit fiscal] sur le territoire chinois et ceci de manière cordonnées depuis les bureaux de Hong Kong, ceux de Chine, et ceux d’Australie de la nouvelle law firm.
Comme le droit de Hong Kong est sensiblement différent du droit chinois national, la fusion permet de donner aux clients un service juridique approprié pour les montages sophistiqués mettant en œuvre la combinaison des 3 droits, droit chinois, droit de Hong Kong et droit international. La dimension australienne et chinoise contribuera à étendre le conseil à tous les droits occidentaux, asiatiques et émergents que l’on trouve généralement dans les transactions financières et commerciales internationales.
Comme le souligne le Wall Street, Journal, Thomson et Reuters et le Financial Times, jusqu’ici les grands cabinets anglo-saxons utilisaient les des cabinets chinois “locaux” pour étendre leurs conseils juridiques au droit chinois (du fait des règles déontologiques liés a certains aspects de la pratique du droit chinois exercés par les avocats chinois). C’est le cas de McDermott Will & Emery LLP, un cabinet de 1.000 avocats qui fait appel aux avocats de MWE Chine, une law firm qui est en réalité une filiale mais techniquement séparée de McDermott Will & Emery.
Avec près de 2.000 avocats White & Case LLP, a des bureaux de représentation in Beijing, Shanghai and Hong Kong qui traitent les dossiers internationaux de ses clients sur le territoire chinois.
Plusieurs law firms rivales pointent du doigt la difficulté de faire réussir une telle fusion et insistent sur les différences de cultures juridiques entre la Chine et le monde du droit anglo-saxon. Selon eux, en Chine les avocats ont une position relativement moins centrale ans les transactions commerciales qu’ils ne l’ont de facto aux Etats-Unis ou en Angleterre.
Cette appréciation doit cependant être très relativisée pour de nombreuses raisons et en particulier du fait que le droit financier chinois et le droit des affaires chinois ont très largement emprunté au droit anglo-saxon aux cours des 10 dernières années.
La tendance aujourd’hui dans les milieux du droit international est de considérer que cette fusion est non seulement un test mais un modèle pour les futures fusions mettant en scène les grands cabinets américains et anglais qui vont désormais s’allier avec les grands cabinets chinois d’affaires.
Les montages de ces fusions seront sans doute à géométrie variable allant de l’intégration pure et simple, à la création de joint ventures, ou encore à la création de filiales.
Dans ce dernier cas se posera inévitablement la question centrale : qui sera le patron et qui sera la filiale ?
Olivier Chazoule
Sunday, December 11, 2011
Next ?
Tout est possible, y compris l’impossible.
Reprenons depuis le début : les Américains ont usé et abusé des Subprimes et des Mortgages Backed Securities, ces paquets de prêts immobiliers groupés un tout petit peu abusivement en triple A. Ces valeurs immobilières créées par les banques d’affaires de Wall Street dont une moitié a disparu comme Lehmann Brothers ou a été rachetée comme Morgan Stanley, ont été garanties à tort comme étant de première valeur par les agences de notation. Des agences de notation qui savaient pertinemment ce qu’elles faisaient (garantir ce qui ne pouvait pas l’être) mais qui empochaient entre 1 et 2 millions de dollars pour chaque note donnée.
En 2007 Wall Street s’est effondrée.
En 2008 les principaux acteurs de Wall Street se sont effondrés ou transformés, comme dirait Lavoisier. Goldman Sachs est devenue une banque de détail (sic), pour bénéficier de protection de la Federal Reserve et de La Federal Deposit Insurance Corporation. En gros, en long en large et pour de vrai, pour ne pas faire faillite dans la nuit.
AIG, too big to fail, a coûté 85 milliards de dollars au Trésor U.S., c’est-à-dire au contribuable américain.
Ensuite l’administration Bush, suivie par l’administration Obama a créé les TARP, soit 700 milliards de dollars injectés dans l’économie pour éviter le Credit Crunch, c’est-à-dire pour éviter la disparition totale du système financier international. Les résultats en sont difficiles à quantifier, tellement difficiles que les économistes s’accordent à dire que les TARP n’ont eu aucun résultat.
Un des effets collatéraux a tout de même été d’accentuer le déficit du budget américain qui a de plus en plus de mal a être voté et qui a abouti à la perte au mois d’aout dernier de la note Triple A des Etats-Unis attribuée par l’agence Standards & Poors.
On connait la suite qui consiste en la perte de pouvoir de l’Euro, l’apparition d’un gouvernement mondial appelé le G20, réuni récemment à Cannes, et le changement de gouvernement de la moitié des pays de l’Europe du Sud en un mois (Grèce, Italie, Espagne).
La dernière péripétie a été le changement des traités de l’Union Européenne à 27, devenu changement de traité intergouvernemental à 26, devenu consécration de la règle désormais traditionnelle des 3% de rigueur budgétaire
Ce qui est moins connu est l’attitude de Washington qui a déclaré vendredi soir refuser de faire le moindre versement additionnel au Fonds Monétaire international de peur de devoir éponger en dollars les infortunes.
Si le principal bailleur de fonds du FMI ne le fonde plus, qui va ?
L’Allemagne probablement.
Mais alors pourquoi payer le FMI pour qu’il paie à son tour les achats de bons des Trésors Italiens et Espagnols. La banque Centrale Européenne aurait pu le faire. Mais elle ne le fait pas. Parce que les Allemands ne le veulent pas.
Comprenne qui pourra.
Mais alors qui tire les marrons du feu ? demande le Candide
Les habitués de cette série d’articles voient où on veut on venir ou plutôt où il faut aller pour comprendre : Pékin.
L’empire du milieu une fois de plus meut ses pions à une vitesse éclair et avec la puissance de feu d’un dragon.
Olivier Chazoule
Sunday, August 7, 2011
Avis de tempête sur les marchés financiers internationaux
.Rétrogradation du rating de la dette américaine par l’agence de rating Standards & Poors le 5 août de Triple A à AA+, mettant fin à 70 ans de confiance incontestée dans le dollar; convocation d’urgence du G7 décidée le 6 ; effondrement réel ou clamé des dettes grecque, portugaise, irlandaise, espagnole, italienne… et américaine, toutes culminant dans la même semaine ; crise de l’Eurogroupe ; nouvelle mise en cause de l’existence même de l’Euro ; critique inédite par Jean-Claude Trichet gouverneur de la Banque Centrale Européenne de la situation économique américaine qualifiée clairement de nettement moins bonne que celle de l’Union Européenne ; riposte immédiate, indignée et coordonnée de Wall Street et des medias financiers américains vilipendant Jean-Claude Trichet et une Europe à genoux qui n’a de leçons à donner à personne… il y a là tous les ingrédients de la réalisation d’un film financier catastrophe sur le modèle de la Tour Infernale, du Jour d’Après-demain, ou d’Independence Day. On pense aussi au Jour le Plus Long, pourquoi pas à un futur Wall Street Brûle-t-elle ?
Olivier Chazoule
Peut-être cette fois ne s'agit-il pas d’une fiction mais du possible scenario apocalyptique souvent redouté par les financiers et les économistes du monde entier : une incertitude économique et financière internationale généralisée et durable. Une volatilité extrême.
On croyait en avoir fini avec la crise des subprimes, l’effondrement de Lehman Brothers et celui d’AIG. On pensait les attaques structurelles contre l’Euro devoir appartenir au passé d’une année 2010 tourmentée. On imaginait bien que le Congrès et le Président des Etats-Unis allaient finir par remonter le plafond de la dette US comme ils l’avaient fait 60 ou 70 fois depuis cinquante ans, sans pourtant croire à l’inévitabilité du psychodrame qui s’est déroulé pendant de longues semaines sous nos yeux pour culminer dans un accord de dernière minute au soir du 31 juillet dernier.
L’accélération dans l’enchainement des causes et des conséquences a stupéfait les places financières.
Jeudi dernier a vu l’effondrement des bourses asiatiques, européennes et américaine, pour plus de 4%, cumulant une perte de valeur supérieure à 10% en moins de deux semaines de cotations.
La Banque Centrale Européenne s’est réunie d’urgence ce dimanche, une réaction inédite pour une banque centrale ; une réaction qui d’ailleurs adresse un signal mixte : s’agit-il d’une réunion visant à apaiser les marchés ou bien d’une réunion de nature à accroitre l’inquiétude générale ?
Du côté des pays subissant et participant à la panique, on notera entre autres et avec intérêt les Allemands et le gouvernement de Berlin qui doutent de l’efficacité financière des Italiens et de leur capacité à effectuer les reformes structurelles nécessaires à rétablir la confiance.
C’est assez regrettable car ce sont les Euros allemands qui sont censés fournir les Euros italiens qui font défaut au Trésor italien. Rome n’est plus dans Rome. Berlin non plus.
A propos de Rome d’ailleurs: la Maison Blanche ne décolère pas des audaces de Standards & Poors et poursuit l’agence de rating de sa colère médiatique et politique ; et elle le fait savoir. Ce qui crée un précédent. Il est courant que les mal notés soient mecontents. Ils l’est moins qu’ils manifestent publiquement leur désaccord et réclament une révision de la note.
C’est le Japon qui vient au secours de Bons du Trésor américains en déclarant dimanche matin que les Treasury Bonds sont encore très attractifs. La raison de cet engouement déclaré : les Japonais sont après les Chinois les plus grands détenteurs de Bons du Trésor américains. Critiquer la valeur de ces Bons du Trésor serait dévaluer de facto leurs propres avoirs.
Finalement donc, c’est en louant les titres des autres qu’on préserve ses économies à soi.
La valeur financière des instruments financiers internationaux jusqu’ici les plus liquides se mesure désormais à l’intérêt direct de leurs détenteurs. Cela n’est pas sans rappeler les agences de rating critiquées par le Congrès des Etats-Unis en 2008 pour leur participation à l’inflation artificielle de la valeur et de la notation afférente des Mortgage Backed Securities, les fameux instruments financiers mêlant les subprimes aux prêts immobiliers solides pour les vendre astucieusement en triple A au monde entier. Avec les résultats qu’on connaît.
A ce jour et à l’heure qu’il est personne ne peut sérieusement prédire ce qui va se passer. L’histoire d’un nouveau monde économique et financier est en train de s’écrire sous nos yeux. Rien de moins.
L’agence de presse Thomson Reuters le disait aimablement il y a quelques heures : Wall Street a pressé cette semaine le Panic Buton – littéralement le Bouton de la Panique – et a survécu.
Qu’en sera-t-il cette semaine ?
Thursday, April 21, 2011
CHINE, YUAN, IMMOBILIER ET BONNE FORTUNE
See the English version further down the page: CHINA YUAN, REAL ESTATE AND GOOD FORTUNE
Dollar de Hong Kong ou Yuan de Wall Street?
C’est la question que se posent désormais les milieux d’affaires internationaux comme les autorités monétaires de l’Union Européenne, des Etats-Unis, de la Zone Asie et plus généralement de tous les pays du monde
Ces derniers jours les informations se succèdent dans le monde financier à propos de l’émergence de la monnaie chinoise, le Yuan, comme nouvelle monnaie des échanges financiers et du commerce international. Ce qui fut si longtemps annoncé comme possible n’a pas eu le temps de passer par l’étape transitoire du probable mais s’est révélés comme actuel et très actif.
C’est fait, le Yuan est entré dans le club des grandes monnaies internationales
Longtemps considéré comme une monnaie officiellement et artificiellement maintenue à un niveau faible pour favoriser les exportations chinoises, le Yuan rendait furieux le Congres américain soucieux de limiter le dumping des exportations chinoises sur son territoire et de permettre l’essor des exportations américaines injustement défavorisées dans la compétition avec les marchandises chinoises d’exportation
Ce n’est plus le cas… Officiellement !
C’est désormais le Yuan comme monnaie de co-référence avec le Dollar qui au centre des débats et des faits
Après le Dollar, l’Euro, le Yen, et quelques autres monnaies, le Yuan qui faisait figure de Belle Au dois Dormant mal réveillée est désormais sur le devant de la scène internationale
Les autorités monétaires de Hong Kong considèrent ouvertement la mise en place de nouvelles règles facilitant la réintroduction sur le marché monétaire et financier chinois les fonds levés à l’étranger en Yuan
Les sociétés multinationales veulent et pourront utiliser les fonds ainsi levés pour mieux pénétrer le marché chinois.
Les Chinois le savent et le font en connaissance de cause et pour ce propos.
La Chine s’ouvre, selon ses termes financiers et commerciaux, et selon sa monnaie tandis que le commerce et la finance internationale approuvent
Progressivement, la valeur du Yuan devrait se rapprocher de sa valeur donnée par le marché, et non plus par les autorités monétaires, d’où le sujet de la convertibilité du Yuan que la Chine annonce au plus tard pour dans 10 ans
Dans tous les cas, comme le note le Wall Street Journal, l’enjeu est la suprématie monétaire internationale, Yuan contre Dollar.
En effet, les sociétés chinoises et étrangères pourront émettre des actions et obligations en Yuan et les investir directement dans le marché chinois sans les convertir en Dollars au préalable,
Ce marché croissant s’appelle le renminbi, ou marché de la devise chinoise, et il connait un succès foudroyant.
Pour preuve : le gouvernement chinois a annoncé récemment que le commerce international de la Chine s’est effectué en Yuan lors du premier trimestre 2011, alors que cette part n’était que de 0,5% au premier trimestre 2010 !
Cela vient après d’autre pas très récents et très significatifs :
- En décembre dernier les régulateurs chinois ont augmenté le nombre des exportateurs pouvant utiliser le Yuan pour faire le trade de leurs marchandises de quelques centaines à 70.000
- En janvier dernier, la Banque de Chine a autorisé les clients à échanger du Yuan aux Etats-Unis
- Ces derniers mois, le day-trading du Yuan est passé de zéro à 400 millions de Dollars
A New York, sur la Côte d’Azur française (Cannes et Monaco), à la City de Londres, et partout dans le monde, les fonds chinois investissent massivement dans l’immobilier
A Hong Kong cette semaine, dans une atmosphère de célébration, les banquiers finissent le bouclage du fonds d’investissement immobilier chinois Hui Xian Real Estate Investment Trust pour un montant de 11.2 milliards de Yuans, soit 1,7 milliards de Dollars
Une belle carte de visite
CHINA YUAN, REAL ESTATE AND GOOD FORTUNE
Hong Kong Dollar or Wall Street Yuan?
This is the question currently facing the international business community as well as the monetary authorities of the EU, U.S., Zone Asia and more generally all over the world
Very significant news broke up those past few days in the financial world about the emergence of the Chinese currency, the Yuan, as the new currency swaps and international trade.
Done Yuan joined the club of major international currencies
Considered as an official currency and artificially maintained at a low level to promote Chinese exports, the Yuan infuriated the U.S. Congress eager to limit the dumping of Chinese exports on its territory and enable the growth of U.S. exports unfairly disadvantaged in competition with Chinese goods export
It is no longer the case ... Officially!
It is now the Yuan as the currency of co-reference with the dollar that the focus of discussions and developments
The monetary authorities of Hong Kong openly consider the establishment of new rules to facilitate the re-entry into the Chinese financial market and monetary funds raised abroad by Yuan
Multinational companies want and will use the funds raised to better penetrate the Chinese market.
The Chinese know this and are knowingly and for this.
China opens, according to his financial and business terms, and as its currency while trade and international finance approved
Gradually, the value of the Yuan should be closer to its value given by the market, not by the monetary authorities, hence the issue of convertibility of the Yuan as China announced the latest in 10 years
In all cases, as noted by the Wall Street Journal, the issue is the international monetary supremacy, Yuan against the Dollar.
Indeed, the Chinese and foreign companies can issue shares and bonds in Yuan and invest them directly in the Chinese market without converting them to dollars in advance,
This growing market is called the renminbi, or Chinese currency market, and he knows a tremendous success.
This is demonstrated by the Chinese government recently announced that international trade of China has made in Yuan in the first quarter 2011, while this share was only 0.5% in the first quarter of 2010!
This comes after other recent and very significant news:
• Last December the Chinese regulators have increased the number of exporters who may use the Yuan to trade their goods from a few hundred to 70,000
• In January, Bank of China has allowed customers to exchange the Yuan in the U.S.
• In recent months, day trading of the Yuan has risen from zero to 400 million Dollars
In New York, on the French Riviera (Cannes and Monaco), the City of London, and around the world, the Chinese funds are investing heavily in real estate
In Hong Kong this week, in an atmosphere of celebration, the bankers are finalizing the closing of real estate investment fund Hui Xian Chinese Real Estate Investment Trust for an amount of 11.2 billion Yuan, 1.7 billion dollars
A nice business card !
Hong Kong Dollar or Wall Street Yuan?
This is the question currently facing the international business community as well as the monetary authorities of the EU, U.S., Zone Asia and more generally all over the world
Very significant news broke up those past few days in the financial world about the emergence of the Chinese currency, the Yuan, as the new currency swaps and international trade.
Done Yuan joined the club of major international currencies
Considered as an official currency and artificially maintained at a low level to promote Chinese exports, the Yuan infuriated the U.S. Congress eager to limit the dumping of Chinese exports on its territory and enable the growth of U.S. exports unfairly disadvantaged in competition with Chinese goods export
It is no longer the case ... Officially!
It is now the Yuan as the currency of co-reference with the dollar that the focus of discussions and developments
The monetary authorities of Hong Kong openly consider the establishment of new rules to facilitate the re-entry into the Chinese financial market and monetary funds raised abroad by Yuan
Multinational companies want and will use the funds raised to better penetrate the Chinese market.
The Chinese know this and are knowingly and for this.
China opens, according to his financial and business terms, and as its currency while trade and international finance approved
Gradually, the value of the Yuan should be closer to its value given by the market, not by the monetary authorities, hence the issue of convertibility of the Yuan as China announced the latest in 10 years
In all cases, as noted by the Wall Street Journal, the issue is the international monetary supremacy, Yuan against the Dollar.
Indeed, the Chinese and foreign companies can issue shares and bonds in Yuan and invest them directly in the Chinese market without converting them to dollars in advance,
This growing market is called the renminbi, or Chinese currency market, and he knows a tremendous success.
This is demonstrated by the Chinese government recently announced that international trade of China has made in Yuan in the first quarter 2011, while this share was only 0.5% in the first quarter of 2010!
This comes after other recent and very significant news:
• Last December the Chinese regulators have increased the number of exporters who may use the Yuan to trade their goods from a few hundred to 70,000
• In January, Bank of China has allowed customers to exchange the Yuan in the U.S.
• In recent months, day trading of the Yuan has risen from zero to 400 million Dollars
In New York, on the French Riviera (Cannes and Monaco), the City of London, and around the world, the Chinese funds are investing heavily in real estate
In Hong Kong this week, in an atmosphere of celebration, the bankers are finalizing the closing of real estate investment fund Hui Xian Chinese Real Estate Investment Trust for an amount of 11.2 billion Yuan, 1.7 billion dollars
A nice business card !
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